Les paroles sont belles. L’immobilisme, lui, met en danger.

NOUVELLE AGRESSION HOMOPHOBE DANS LE MARAIS…

Les paroles sont belles. L’immobilisme, lui, met en danger.Carlos Mario, bénévole de FierPlay, a été victime d’une agression homophobe à la sortie d’un établissement LGBT+, à peine un mois après celle de Pierre PICAVET, président de FLAG! Nous lui exprimons tout notre soutien.

FLAG! salue le soutien d’Emmanuel GRÉGOIRE, maire de Paris. Mais derrière les condamnations publiques, nous attendons des actes. Faut-il attendre un mort ?

Le soutien aux victimes doit aussi se traduire par une écoute directe. Après son agression, Pierre PICAVET, président de FLAG!, n’a pas été reçu par la mairie de Paris. Cette absence de réception a suscité l’incompréhension et l’émotion parmi les associations et partenaires qui nous l’ont exprimé. Recevoir les victimes, entendre leurs alertes et donner suite à leurs demandes fait aussi partie de l’engagement attendu.

Les engagements existent. Ils sont écrits. La convention de coordination entre la Ville, la préfecture de police et le procureur de la République prévoit :• Article 2 : des interventions municipales 7 j/7, 24 h/24 sur le territoire parisien.
• Article 9 : des missions habituelles d’îlotage et des actions communes avec la Police nationale.
• Article 15 : une coordination locale au moins mensuelle, avec un suivi qualitatif et quantitatif des enjeux de sécurité.

FLAG! demande que ces dispositions se traduisent concrètement dans les rues du Marais, aux heures sensibles.

Or, il nous a été indiqué que seules des équipes de soutien seraient présentes la nuit, sans patrouilles municipales. La Ville doit clarifier cette information : quels effectifs, quelles missions, quels horaires et quelle présence réelle sur le terrain ?

FLAG!, les commerçants et les riverains constatent une présence insuffisante. Le contrôle des terrasses ne peut pas résumer la réponse municipale. Nous demandons une police de proximité, en dialogue avec les établissements, des rondes renforcées et des patrouilles coordonnées avec la Police nationale, notamment autour des lieux signalés par Olivier ROBERT et Rémi CALMON du SNEG & Co. La lutte contre les trafics relève de la Police nationale : cette répartition exige une coordination effective.

Lors de la déambulation avec Ariel WEIL, Maire de Paris Centre,  FLAG! rapporte que la présence de dealers a été constatée devant lui et les responsables des deux polices. Nous déplorons le départ anticipé d’Annah BIKOULOULOU, qui a indiqué devoir prendre son bus. Les enjeux méritaient une présence jusqu’au bout.

Olivier ROBERT, président du SNEG & Co, a exprimé sa lassitude face aux réunions qui s’enchaînent sans changements concrets. Cette fatigue doit être entendue. Les établissements alertent, les victimes témoignent : combien de réunions faudra-t-il encore avant que la situation change ?

L’insécurité est réelle. Quel message envoie-t-on aux personnes LGBT+ lorsque leurs alertes restent sans réponse suffisante ? Doivent-elles quitter ce quartier historique qu’elles ont contribué à faire vivre pour se sentir en sécurité ?

La Ville doit entendre toutes les bonnes volontés au-delà des clivages politiques. FLAG! salue Julie BOILLOT (Paris Apaisé), qui a porté notre application Signal by FLAG! Nous saluons également Anne-Claire TYSSANDIER et Aurélien VÉRON (Paris Liberté), ainsi que Pierre BATY (Paris au Centre).

Signal by FLAG! permet de signaler des discrimination ou des violences, de trouver un lieu sûr et d’être orienté. Paris a soutenu ce dispositif en 2025, tout en étant partenaire d’UMAY, portée par une société commerciale. Quelle place donne-t-elle concrètement à notre outil associatif et au travail des bénévoles ?

Renforcer les moyens des associations ? Pour FLAG!, les chiffres racontent une autre histoire.Dans son communiqué du 5 octobre, le maire de Paris annonce un renforcement du financement des associations LGBTQIA+, avec l’objectif de doubler les subventions. FLAG! bénéficiait auparavant de 18 500 € de soutien municipal. En 2025, ce montant est tombé à 4 500 €, soit une baisse de 75 %. En 2026, à ce jour, nous n’avons reçu aucune subvention.

On ne peut pas compter sur les associations pour accompagner les victimes, orienter les signalements et former les personnels tout en réduisant leurs moyens. L’engagement des bénévoles ne remplace pas un financement. Nous attendons que les annonces se traduisent aussi dans les moyens accordés à FLAG!

Merci à STOP homophobie, qui mobilise ses avocats, notamment le cabinet Deshoulières, pour aider, assister et représenter les victimes.

Merci aux bénévoles, aux établissements et aux partenaires institutionnels mobilisés. La sécurité exige des moyens, une coordination et un calendrier.Aux autorités : appliquez vos propres textes.Stop à l’immobilisme. Après les réunions, des décisions. Après les paroles, des actes.

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